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  Frédéric
Courvoisier-Clément
Conseiller municipal
Ville de Vouziers

 

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 01:11

Malgré tous les effets d'annonces et les "tripatouillages" de chiffres, le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse inexorablement de croître. Il s'élève à la bagatelle de 3.788.100 chômeurs fin octobre 2009, avec 2.627.300 personnes pour la seule catégorie A, auxquels il faut ajouter les 1.160.900 demandeurs des catégories B et C. L'augmentation du nombre "d'inscrits" est de plus de 20% sur la seule année 2009 et je dis bien "inscrits", car cette précision est très importante vu la politique de radiation sauvage engagée par le gouvernement pour faire baisser artificiellement les chiffres. Pourtant, Nicolas Sarkozy avait trouvé en début de mandat une solution simple et efficace pour lutter contre le chômage. Mais si ! Souvenez-vous de ces temps magnifiques où pour stigmatiser les chômeurs et nourrir un populisme qui depuis est devenu un véritable programme politique, le Gouvernement et l'UMP faisaient voter des textes obligeant les tire-au-flanc à une "recherche active d'emploi" et les fainéants à accepter toute "offre raisonnable d'emploi". Si sur l'ensemble de ces demandeurs d'emploi, les chômeurs réellement indemnisés ne représentent que 2.453.300 personnes, c'est bien parce qu'en 2009, pas moins de 850.000 chômeurs sont arrivés en fin de droits ou ont été radiés pour diverses raisons. Encore une réforme réussie à ajouter au fabuleux bilan de ce gouvernement !

 

Chômage-fin-de-droits

D'un point de vue comptable l'effet est donc intéressant pour nos communicants UMPiens. Cependant, en termes d'appauvrissement de la population, le pire est visiblement devant nous et tous les petits arrangements pris avec les chiffres, n'arriveront pas à masquer longtemps l'échec de la politique menée et le vide sidéral, en termes de plan d'action et de projet, que nous propose ce gouvernement. Je pense d'ailleurs que beaucoup des membres de ce dernier remercient la crise d'être passée par là pour masquer leur incompétence. Pour en revenir au chômage, même si les chiffres précédemment évoqués sont déjà par eux mêmes effrayants, les prévisions pour 2010 sont encore plus inquiétantes. En effet, la crise économique nous a frappés, ou du moins nous avons commencé à ressentir ses effets au niveau du ralentissement économique, à la fin de l'été 2008. Depuis, des centaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi et ont été licenciées, sans compter les intérimaires dont les contrats n'ont tout simplement pas été renouvelés. Bien évidemment, cette vague de licenciements a empêché ceux qui étaient déjà au chômage de reprendre une activité, d'où les inquiétudes du Pôle emploi, quant à l'année 2010.


Dans un document rédigé le 25 novembre dernier par la direction statistique de Pôle emploi, il est annoncé pour 2010, qu'un million de demandeurs d'emploi, qui sont actuellement indemnisés, vont perdre le bénéfice de leur allocation. Un million de personnes, cela n'émeut plus grand monde à présent, mais il faut se rappeler que c'est bien un million d'hommes et de femmes, de pères et de mères de familles, de fils et de filles, d'amis ou de voisins, et pas juste un million d'inconnus. L'accélération de la paupérisation est terrifiante. Les hypothèses les plus optimistes annoncent que pratiquement 800.000 personnes supplémentaires passeront au-dessous du seuil de pauvreté, aujourd'hui fixé à 880 euros par mois, entre 2008 et 2010.


Comment la France va faire face à un tel problème social, avec une dette publique de 1400 milliards d'euros, soit presque 80% du PIB, et un déficit public réalisé de 141 milliards d'euros en 2009 et un déficit annoncé de 116 milliards d'euros pour 2010, qui sera certainement très rapidement réévalué à la hausse. Il faut ajouter à cela, que non seulement l'Etat se gère mal, mais il a de plus complètement asphyxié les collectivités locales en leur transférant des compétences sans les ressources financières pour les assurer et en les privant de moyens financiers, notamment par la réforme de la taxe professionnelle. Les millions de Français qui vont basculer des allocations chômage vers le RSA vont se retrouver face à des Conseils généraux qui ont en charge ce dispositif, mais qui n'auront plus les moyens financiers de l'assumer. De plus, le chômage, la protection sociale et l'insécurité sont très liés, ce qui est une source d'inquiétude supplémentaire. Une fois de plus se seront les Français modestes qui seront frappés car on voit rarement les voitures brûler à Neuilly-sur-Seine ou dans les beaux quartiers. Vu les résultats qu'à le gouvernement en terme de délinquance, c'est à se demander s'il n'y a pas une certaine volonté à laisser la situation devenir explosive, pour pouvoir ensuite se positionner en sauveur par karcherisation.


La mauvaise gestion de notre Pays et les choix politiques aberrants faits actuellement seront lourds de conséquences pour notre avenir. Nos dirigeants actuels travaillent sur du court terme et ne se préoccupent que de leurs carrières. Ils ne souffrent pas et ne souffriront jamais de cette crise ou d'une autre. Une fois notre système social, notre éducation nationale, notre système de santé, nos retraites par répartition et nos services publics démolis, ils partiront, comme dit Nicolas Sarkozy, "faire de l'argent" ailleurs. Ils le feront certainement dans des Pays où cela est plus facile et où l'on paye moins d'impôts, quitte à prendre une double nationalité pour cela. Il est d'ailleurs intéressant de constater que si la double nationalité est remis en cause actuellement par les chantres du débat sur l'identité nationale, elle l'est surtout pour les franco-marocains ou les franco-sénégalais. Les franco-suisses, franco-belges ou franco-monégasques, sont nettement moins montrés du doigt.


Nos valeurs sont dans ce que l'UMP prend un soin méticuleux à détruire depuis son arrivée au pouvoir.

 

Par Frédéric Courvoisier-Clément - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 00:10
J'ai toujours pensé qu'il y avait un temps pour tout dans la vie. Il y a celui réservé à la naïveté et l'insouciance de l'enfance, que l'on doit protéger. Il est suivi par celui difficile de la structurante mais rebelle adolescence, qu'il faut à chacun traverser. Enfin viennent les temps du plaisir, de la souffrance, de la maturité, des responsabilités, des engagements, de la sagesse et du respect, qu'une vie d'Homme, enchaîne, répète ou alterne au gré des rencontres, des réussites, des échecs, des projets ou des renoncements.

Je ne suis pas un "vieux" militant. Je n'ai pas honte de dire que pendant très longtemps, la politique ne m'a absolument pas intéressé. C'est la vérité et c'est ainsi. Comme beaucoup de mes compatriotes je regardais les scandales et les affaires politico-judiciaires s'enchaîner dans la plus grande indifférence et me contentais de travailler pour gagner ma vie et de vivre pour dépenser ce que je gagnais, bref de bâtir une vie d'Homme dans un premier temps, en attendant peut être de construire une vie de famille.

Le goût de la politique est venu avec le temps, avec l'expérimentation de la vie, de ses injustices, de ses dysfonctionnements et de ses déceptions. Il s'est d'abord répercuté sur le choix de mes votes, puis, lorsque je me suis rendu compte que les combats avaient besoin de plus de soutien que cela pour être gagnés, par l'envie de devenir militant. Il m'a alors fallu choisir le Parti qui semblait le mieux répondre à mes valeurs et à mes convictions. Lorsque l'on s'intéresse comme moi au fond et pas uniquement aux discours et à la forme, ce n'est pas si facile de choisir un Parti pour lequel on souhaite donner de son temps et militer. Il y a évidemment les Partis avec lesquels j'étais en total désaccord, mais pour les quatre ou cinq Partis encore en liste après le premier "écrémage", le choix a été difficile à prendre.

Maintenant que ce choix est fait, il faut songer que le paysage politique évolue sans cesse. L'arrivée récemment de nouveaux mouvements comme Europe-Ecologie et le MoDem, qui ont des modes de fonctionnement et des programmes très intéressants, remet chaque jour en cause mes convictions. Ces hésitations et ces interrogations sont à mon sens très enrichissantes, car elle m'obligent à me remettre sans cesse en question pour me persuader du bien fondé de mes orientations. Je peux ainsi ensuite mieux convaincre mes interlocuteurs de la justesse des projets ou des Hommes politiques que je soutiens.

Si je parle de tout ça, ce n'est pas pour parler de moi, mais pour pouvoir rebondir sur la pathétique vidéo réalisée par les "Jeunes populaires" de l'UMP, que je viens de visionner et sur les dangers de l'embrigadement politique de jeunes Français. Ce type de clip s'appelle un Lipdub, de Lip pour lèvres et Dub pour doublage. Il s'agit de filmer des gens en action qui chantent une chanson en play-back. Parfois, des images valent mieux que de longs discours, alors prenez le temps de vous asseoir tranquillement, de trouver un endroit calme et de regarder ce fabuleux hymne au Sarkozisme.


Epoustouflant, non ? Ca pourrait presque être drôle ! Michel Audiard disait : "les cons ça ose tout, c'est même comme ça qu'on les reconnaît". Depuis l'avènement du Sarkozisme, cette phrase me semble avoir, jour après jour, de plus en plus de sens. Imaginez tout de même qu'il y a des ministres, des députés et des parlementaires Européens qui se sont prêtés à ce nauséabond amalgame de politique et de communication. Il paraît que le ridicule ne tue pas et je suis assez d'accord avec cela. Le problème, c'est qu'il ne s'agit pas ici d'être ridicule, mais bien de participer à un clip de propagande réalisé pour aller chercher dans l'électorat des 18-25 ans les voix de quelques milliers de décérébrés potentiels, susceptibles de croire que Christine Lagarde est "cool" et qu'elle a été, dans une autre vie, Disc-jockey dans un club branché Parisien. Cette vidéo est certainement la chose la plus terrifiante qu'il m'ait été donné de voir. Nicolas Sarkozy avait pourtant, avec le repas au Fouquet's, les vacances sur le Yacht de Bolloré, les bourrelets retouchés dans Paris-Match, le fiston pistonné Président de l'EPAD et la cinquantaine de photographies réalisées sur la pointe des pieds, quasiment réussi à anéantir tout espoir en moi de voir un jour de la dignité réapparaître à la tête de l'Etat Français. Cependant, je crois qu'avec ce clip, l'UMP vient d'atteindre la quintessence du populisme et de la vulgarité.

Vous vous posiez encore des questions sur ce que l'UMP pouvait bien penser de vous ? Vous avez désormais la réponse. Vous n'êtes pas des citoyens, mais de simples consommateurs à qui ils ont bien l'intention de vendre des candidats pour les élections, comme on vend des barils de lessive ou des pizzas surgelées. Ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tous les goûts, gros, maigres, noirs, blancs, handicapés, valides, bobos, franchouillards, rappeurs, valseurs, hétéros et homos, vous aurez tous une superbe célébrité qui vous ressemble pour vous représenter. Pour ce premier casting, en plus des illustres inconnus et de la fausse femme enceinte, nous avons la joie de pouvoir contempler Patrick Devedjian, Xavier Darcos, Eric Woerth, Rama Yade, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin, David Douillet, Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Fréderic Lefebvre, Nadine Morano, Eric Besson et Gilbert Montagné. Bref, la crème du grand et désormais unique Parti de la Droite républicaine Française. Il y a des jours où j'en arrive à plaindre mes compatriotes de Droite …

J'en reviens au temps et à ses bienfaits. Comment ces jeunes ont-ils pu avoir l'idée de produire une telle œuvre ? Justement parce qu'ils sont jeunes et que les dirigeants de l'UMP qui encadrent ces jeunes militants ont pu les manipuler et leur faire abandonner toute démarche de réflexion, pour les plonger dans un dangereux processus d'embrigadement. Le réveil sera pour beaucoup d'entre eux douloureux. Nul doute que ce film aura été salvateur et en aura déjà certainement sorti quelques uns de la torpeur. Pour les autres, inquiétons-nous de savoir jusqu'où ils seront prêts à aller, sachant que leur vision de la vie politique se sera forgée dans les eaux sombres et poisseuses de l'abrutissement et de la peopolisation.
Par Frédéric Courvoisier-Clément - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 00:21
Le fait est suffisamment rare pour qu'il mérite d'être souligné et ce, quelle que soit l'étiquette politique de l'élu concerné. Sylvain Dalla Rosa, Conseiller régional Communiste, 3ème adjoint à la mairie de Charleville-Mézières et Vice-Président à la Communauté d'agglomération Cœur d'Ardenne, a décidé de ne pas se représenter aux élections régionales en mars prochain sur la liste PS-PC-PRG qui a l'air de se profiler. Il veut pouvoir s'occuper pleinement de ses activités d'élu Carolomacérien. C'est tout à son honneur de reconnaître qu'il est impossible d'occuper honnêtement ces trois fonctions et que par respect pour ses électeurs, il préfère se consacrer à Charleville-Mézières et sa Communauté d'agglomération.



Cependant, Sylvain Dalla Rosa a été élu Conseiller régional en 2004. Mon seul regret est donc que cette décision me semble un peu tardive. De plus, elle arrive à trois mois des élections Régionales. Il donne ainsi le sentiment de renoncer à quelque chose qu'il n'était, de toute façon, absolument pas certain de conserver. Mais ne soyons pas mesquin, sa décision reste belle et, dans les mêmes conditions, très peu d'élus auraient eu ce courage. Enfin, il a annoncé qu'il accepterait même d'être sur la liste à une position non éligible, juste pour pouvoir soutenir ses camarades et participer activement à la campagne. Les hommes ou femmes politiques "reconnus", capables de s'engager à se dépenser véritablement dans une campagne et ça uniquement pour faire gagner des colistiers, je peux vous affirmer qu'ils ne sont pas légion. Je dis donc félicitations Monsieur Dalla Rosa, et cette fois, sans aucune réserve.


Dommage que nous n'ayons pas en France un peu plus d'élus de tout bord, susceptibles, comme ce dernier, de s'appliquer des règles de conduite en accord avec les valeurs qu'ils prétendent défendre lorsqu'ils se présentent devant leurs concitoyens. Cela nous épargnerait le fastidieux travail législatif consistant à voter des lois grâce auxquelles, à l'aide de calculs compliqués, on écrête les revenus de nos "chers cumulards". Eh oui nous en sommes bien là ! Nous votons des lois qui empêchent nos élus de cumuler trop d'indemnités. C'est Lionel Jospin qui avait essayé de bien faire les choses, quand, en tant que Premier ministre Socialiste, il avait en avril 2000, voulu stopper la course aux indemnités pratiquée intensivement par nos élus. Enfin rassurez-vous, avec les 8200 euros nets que la loi les autorise à amasser, il leur reste tout de même de quoi subsister.

La Droite est évidemment hostile à la limitation du cumul des mandats. Pour elle, un élu doit gérer sa vie politique comme une carrière professionnelle et tout est bon pour cumuler les moyens d'attirer le chaland, du moment qu'il signe le contrat à la fin. Ca a le mérite d'être dit franchement. Quand Jean-Luc Warsmann se présente pour le poste de Président de Région, il n'a pas honte de dire qu'il est déjà Député, Conseiller général, Maire, Président de Communauté de Communes et de surcroit Président de la commission des lois à l'Assemblée nationale, ce qui doit quand même l'occuper quelque peu. Pour assurer sa promotion, il utilise, en tant que Député, tous les services de l'Etat et en tant qu'élu local, tous les services territoriaux. Il sort la paire de ciseaux à découper les rubans bleu, blanc, rouge et arpente toutes les tribunes durant trois mois, faisant quasiment quotidiennement une apparition dans la Presse locale. Dans une société comme la nôtre où il faut communiquer pour exister, cela s'avère d'une redoutable efficacité.

La Gauche est quant à elle évidemment opposée à toutes les formes de cumul des mandats. En octobre dernier, les militants Socialistes ont d'ailleurs massivement voté en faveur d'un durcissement des règles. Les récentes publications d'enquêtes, notamment dans Le Monde, sont malheureusement explicites,. On est loin du compte entre les paroles et les actes ! Beaucoup d'élus Socialistes affirment que ce serait "s'handicaper" que de s'imposer de telles règles alors que la Droite ne le fait pas. Il y a un côté à la fois puéril et cynique dans cette affirmation. Pour ma part, je n'ai pas le sentiment que l'on "s'handicape" lorsque l'on fait l'effort de respecter des valeurs que l'on a fait siennes. Sinon, je pense que dans notre société où l'individualisme prospère, il est également handicapant d'être humaniste, tolérant, généreux et honnête. C'est l'accumulation de ce type de petits renoncements qui fait que les Français n'arrivent plus à distinguer la Gauche de la Droite et que se propage le sentiment du "tous les mêmes".

Je crois que l'assainissement du milieu politique passe par une interdiction pure et simple de cumuler des mandats électifs. La vie politique doit cesser de devenir un métier. Les mandats ne doivent pas être considérés comme autant de CDD enchaînés jusqu'à la retraite. On doit pouvoir repartir travailler comme tout un chacun, après avoir perdu une élection, en attendant de pouvoir repartir au combat dans un prochain scrutin. Evidemment, pour beaucoup d'élus, la chute est rude car peu de métiers permettent de dégager des revenus aussi importants que ceux liés aux mandats. C'est une preuve de plus de l'absurdité de ce système qui rémunère comme des grands dirigeants d'entreprises, des personnes qui se présentent comme de dévoués serviteurs de leurs concitoyens. Il est évidemment nécessaire d'indemniser les élus, mais il faut ramener de la raison dans tout cela. Le décalage avec les Présidents d'associations qui ne perçoivent rien, alors qu'ils consacrent énormément de leur temps à leurs activités, est d'ailleurs assez évocateur de la différence d'état d'esprit.

Il serait vraiment utile de ramener un peu d'humilité dans les rangs des vaniteux qui tentent de nous faire croire qu'ils peuvent tout gérer car ils nous sont incroyablement supérieurs. Je ne crois plus depuis bien longtemps au "Grand soir" comme mes compatriotes Communistes, mais par moment, j'aime à penser que des changements importants sont encore possibles.
Par Frédéric Courvoisier-Clément - Publié dans : Régionales 2010
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 01:40
Il y a déjà plusieurs mois Roselyne Bachelot était venue quelques soirs successifs occuper les plateaux des journaux télévisés en nous annonçant les quelques morts de la grippe A(H1N1) ici et là de par le vaste monde, puis les premiers mourants sur notre territoire. Cela ressemblait à une gigantesque chasse dont le but était de trouver suffisamment de morts pour susciter la peur. Il meurt environ 160.000 personnes par jour sur Terre de diverses raisons et on venait nous annoncer chaque soir que une ou deux d'entre elles étaient mortes de la grippe A(H1N1).


Un peu de temps est passé avant son grand retour à la une des médias, mais voici qu'elle revient toujours accompagnée de chiffres effrayants. Il y aurait à ce jour, le 26 novembre 2009, 68 décès constatés, sur les 2.726.000 personnes qui auraient été infectées par le virus depuis le début de l'épidémie. Alors que fin août, durant les premières sorties de notre ministre de la santé, les épidémiologistes parlaient d'un taux de létalité lié à la grippe A(H1N1) 100 fois supérieur à celui de la grippe saisonnière, qui est d'environ 0,6%, les chiffres actuels indiquent que ce taux est en fait à 0,003%, soit 200 fois inférieur à celui d'une grippe saisonnière.

Alors les gymnases sont bloqués, certains vides, d'autres saturés. La polémique enfle et les débats se multiplient. Les flashs d'informations annoncent les victimes du virus, puis les victimes du vaccin, en donnant le sentiment de compter les points. Les témoignages pleuvent sur l'organisation catastrophique mise en place et sur l'imbécillité des choix stratégiques du gouvernement. Les spécialistes disent tout et son contraire à des citoyens incrédules qui les regardent, dubitatifs, s'affronter. Plus personne ne comprend ce qui se passe et la confusion est totale.

A vrai dire, je n'ai pas la prétention, comme pour la plupart de mes compatriotes, de savoir si Oui ou Non la grippe A(H1N1) est dangereuse et si Oui ou Non le vaccin que l'on nous propose est pire que le mal. Je ne veux d'ailleurs pas influencer qui que ce soit sur la nécessité ou pas de se faire vacciner. Je pense simplement, qu'en tant que citoyen d'un pays développé et démocratique, je devrais pouvoir me contenter de faire confiance aux organismes sanitaires nationaux et aux dirigeants politiques que nous avons élus, du moins pour 53% des votants parmi nous. Je devrais pouvoir me rendre paisiblement chez mon médecin ou au centre de vaccination en étant tout à fait certain d'avoir fait le bon choix et de faire ce qu'il faut.

Seulement voila, ce n'est absolument pas le cas pour une très large majorité des Français. La raison de cette défiance est tristement simple. Nous vivons dorénavant dans un pays où la classe politique et dirigeante est totalement discréditée par l'accumulation invraisemblable de mensonges proférés. Les Français ne croient plus ni en leurs élus, ni en leurs élites, mêmes lorsque ces dernières sont des médecins et scientifiques reconnus. Les affaires politico-judiciaires, les scandales retentissants, les mises en scène grotesques et les frasques actuelles de la "peoplisation" laissent des traces profondes dans les esprits.

Lorsque vous devez faire ce choix pour vous, il n'est certes pas agréable de se poser tant de questions, mais malgré tout il est assez facile d'arriver à faire un choix et de l'assumer. Par contre, lorsque vous devez faire ce choix pour vos enfants, la réflexion est une véritable torture et la décision que vous prenez, quelle qu'elle soit, est un déchirement. Ne pas faire vacciner ses enfants et les imaginer ensuite, sans parler du pire, hospitalisés suite à de graves complications, est tout simplement impossible à accepter. Cependant, le fait de penser qu'en les vaccinant, on puisse les conduire nous-même se faire injecter un produit susceptible de provoquer chez eux de graves maladies auto-immunes, des allergies importantes ou tout autre syndrome ou maladie, est au moins aussi inacceptable. Le dilemme est terrible et personne ne peut vous donner de solution. Il faut décider et assumer. Lorsque l'on est parent et que l'on prend son rôle de protecteur au sérieux, on ne peut s'empêcher de penser que s'il venait à survenir quoi que ce soit, dans les deux cas, la culpabilité aurait de grandes chances de vous anéantir.

Pour cela, je pense que nous sommes tous en droit d'en vouloir à ce gouvernement qui, pour avoir voulu une fois de plus exploiter un évènement, aussi dramatique qu'il soit, pour assurer sa promotion et faire de la communication, nous a plongé dans le doute et le désarroi et nous a contraint à faire des choix que nous n'aurons, je l'espère, jamais à regretter.
Par Frédéric Courvoisier-Clément - Publié dans : Actualités nationales
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 00:02

Les sénateurs ont adopté hier la création de la fameuse "taxe carbone", pardon, de la "contribution climat énergie", excusez-moi, de la "contribution carbone". C'est le problème avec les plans de communication mal ficelés, on se retrouve avec deux ou trois changements de noms, avant de trouver le bon. A moins que ces changements ne fassent tout simplement partie de la stratégie ? Tout est possible dans l'univers Sarkoziste qui ne gouverne plus notre Pays qu'au travers de la communication et des enquêtes d'opinion.



Il faut bien admettre que ce qui reste de la "contribution carbone", votée par nos chers Sénateurs dont la rébellion, sur ce sujet comme sur tant d'autres, aura été de courte durée, ne ressemble plus guère qu'à une médiocre campagne publicitaire. Elle rejoint le grand bal des opérations de marketing gouvernementales comme "le plan Marshall des banlieues", "le Grenelle de l'environnement", "l'Union de la Méditerranée" et les toutes nouvelles "Assises des territoires ruraux". Une République dirigée par des communicants et des publicitaires qui laissera derrière elle un bilan catastrophique.


Le projet initial, que l'on pouvait d'ailleurs contester ou pas sur son principe dès le départ, a été totalement vidé de son sens par une multiplication extraordinaire, d'abord à l'Assemblée et ensuite au Sénat, des exonérations, reports, restitutions programmées et allègements. Non seulement la liste des "heureux élus" est longue, mais chose encore plus étonnante, elle contient certains des plus gros utilisateurs de combustibles fossiles. Parmi eux pèle-mêle : les transporteurs routiers et fluviaux, le transport aérien, les ménages se chauffant au charbon (120000 ménages), les agriculteurs, les réseaux collectifs de chaleur (chaufferie HLM, etc), les collectivités territoriales, les personnes handicapées, les départements d'Outre-Mer, le cabotage maritime et les industries soumises au marché européens des quotas de CO². Pour ces dernières, le cadeau fiscal s'élèverait à 2 milliards d'euros. Quand on aime, on ne compte pas ! Le problème étant que ce gouvernement a toujours l'air d'aimer les même et de souvent faire payer les autres.


Ce qui était annoncé dès le début devient donc réalité. Ce seront bien les Français les plus modestes qui paieront l'essentiel de la "contribution carbone", par le biais du carburant qu'ils mettront dans leur voiture pour aller travailler et du fioul qu'ils mettront dans la chaudière de leur maison pour se chauffer. Les ruraux qui doivent parcourir de nombreux kilomètres pour rejoindre leurs lieux de travail et qui vivent souvent dans des maisons individuelles, seront évidemment les plus impactés. Vivement les prochaines "assises de la ruralité" que nous puissions évoquer le sujet !


A deux semaines de l'ouverture du sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague, on peut parler d'un signal fort donné par la Droite aux écologistes qui avaient été suffisamment naïfs pour croire qu'elle s'intéressait, d'un seul coup, aux problèmes environnementaux. Le magnifique Nicolas Hulot avait pourtant réussi à faire signer son pacte écologique au non moins superbe candidat Nicolas Sarkozy. Le premier est reparti survoler les grandes étendues de notre vaste monde en ULM ou en avion de chasse, tout en assurant la promotion d'innombrables produits dérivés, alors que le second attend avec impatience son Airbus A330 à 200 millions d'euros de coût d'aménagement et 20000 euros l'heure de vol, pour partir plus serein l'été prochain au Cap Nègre. Je vous fais grâce du bilan carbone en kérosène, pour l'un comme pour l'autre.


Espérons qu'à quatre mois des élections régionales, ce sera également un geste apprécié par les employés, ouvriers et modestes travailleurs en tous genres, qui ont été assez crédules pour s'imaginer que la Droite pouvait s'émouvoir à la vue de la chute de leur pouvoir d'achat et assez inconscients pour la porter au pouvoir.

Par Frédéric Courvoisier-Clément - Publié dans : Politique nationale
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